Le vice-président Cyril Ramaphosa «disponible» pour succéder à Jacob Zuma
© REUTERS/Siphiwe Sibeko
Le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa a de nouveau annoncé qu'il était disposé à succéder au président Jacob Zuma à la tête de l'ANC. Dans un an, le parti majoritaire devra élire son président, qui le représentera à la prochaine élection présidentielle, en 2019.
« Je suis disponible pour servir l’ANC », a déclaré le 14 décembre Cyril Ramaphosa au micro d’une radio locale. C’est la deuxième fois en une semaine que le vice-président se dit prêt à reprendre les rênes du Congrès national africain.
Cyril Ramaphosa a affirmé être à l’écoute des différentes branches du parti, annonçant qu’’il serait honoré s’il obtenait une majorité de soutien. Traditionnellement, le vice-président du parti succède à son président, mais Cyril Ramaphosa avance avec prudence. Il sait que la succession est minée car l’ANC est profondément divisé entre pro et anti-Zuma.
Pour prendre la place du président qu’il seconde depuis 2012 à la tête de l'ANC, Cyril Ramaphosa va devoir faire face à une candidate de poids : Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine et ex-femme du président Zuma.
Elle n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature mais dispose déjà d’une longueur d’avance car elle est soutenue par les pro-Zuma. Nkosazana Dlamini-Zuma compte aussi dans ses alliés la ligue des jeunes du parti, la ligue des femmes, et la province du Kwazulu-Natal dont est originaire le président. Le chef de l’Etat lui-même pourrait aussi la soutenir.
Jusqu’à présent, Cyril Ramaphosa a fait profil bas, évitant de s’exprimer sur les scandales qui entourent le chef de l’Etat, afin de ne pas se mettre ses partisans à dos. Pour l’heure, seules la confédération des syndicats, la Cosatu, et la Ligue des jeunes du Parti communiste lui ont ouvertement apporté leur soutien.
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