Galileo, enfin en service dans le ciel européen
Galileo, enfin en service dans le ciel européen
La fusée Ariane 5 avec à son bord 4 satellites Galileo décolle de la station spatiale de Kourou, en Guyane, le 17 nobembre 2016.Stephane Corvaja/EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP
Les Européens peuvent enfin se passer du GPS américain avec la mise en service ce jeudi de leur propre système de navigation par satellites, Galileo.
Enfin, parce que Galileo a mis 17 ans à voir le jour ! Et le projet a failli échouer à bien des reprises. Même s'il n'est pas encore pleinement opérationnel, sa mise en service est déjà un succès pour les Européens. Les Chinois, les Russes ont leur propre système depuis longtemps. Le traumatisme subi par les armées européennes au Kosovo avait été un électrochoc. En 1998, les Américains brouillent le signal du GPS, les militaires européens se retrouvent alors sans repère dans l’ex-Yougoslavie, sur leur propre continent.
L'enjeu stratégique et militaire était et demeure crucial, il se double aujourd'hui d'un enjeu économique de plus en plus en plus pressant. Parce que la géolocalisation est devenu indispensable dans la vie courante, pour conduire sa voiture, pour retrouver un malade porteur d'un patch indiquant sa localisation, et dans tout l'univers des objets connectés. La voiture autonome, les équipements intelligents de la ville ou de la maison. 10% du PIB européen dépend des systèmes de navigation satellitaire, ce sera 30% dans 15 ans.
Galileo sera plus performant que le GPS américain ?
Il sera 10 fois plus précis que le GPS, au mètre près ! L'information la plus fine, au centimètre près, sera aussi fournie par Galileo à ceux qui sont prêts à payer pour ce service. Autre avantage technologique par rapport aux concurrents, sa vitesse de transmission des données : l'appel de détresse lancé en mer ou en montage sera reçu quasiment en temps réel, il met aujourd'hui 3 heures pour apparaitre via le GPS, avec Galileo il faudra 10 minutes seulement pour alerter les équipes de sauvetage.
Mais pour le moment le système est loin de fonctionner à plein régime. La constellation finale comporte 30 satellites pour couvrir toute la planète, seulement une quinzaine sont en orbite, par ailleurs, un seul modèle espagnol de smartphone permet aujourd'hui d'utiliser Galileo. La commission devra faire preuve d'inventivité réglementaire pour rendre incontournable le raccordement au système européen de tous les objets connectés de notre quotidien.
Galileo a coûté trois fois plus que prévu
L'addition finale est estimée à 13 milliards d'euros. Un surcoût qui n'a rien d'étonnant pour un projet de cette ampleur selon les experts. Elle sera supportée par les contribuables européens, mais ils seront aussi les premiers bénéficiaires de ce système ultra performant de navigation satellitaire. Et puis l'argent public a fait travailler des entreprises européennes. La France, l'un des pays qui a le plus défendu le projet a obtenu 20% du montant global des offres.
L'industrie allemande apparait aujourd'hui comme la grande gagnante. C'est une société allemande qui a construit les satellites et qui devrait obtenir les contrats suivants et c'est un consortium italo-allemand qui a signé aujourd’hui même le contrat de gestion des infrastructures spatiales et terrestres, à la barbe d'Airbus, et d’Eutelsat, un consortium d'entreprises européennes dont le Français Thales Alenia Space.
L'enjeu stratégique et militaire était et demeure crucial, il se double aujourd'hui d'un enjeu économique de plus en plus en plus pressant. Parce que la géolocalisation est devenu indispensable dans la vie courante, pour conduire sa voiture, pour retrouver un malade porteur d'un patch indiquant sa localisation, et dans tout l'univers des objets connectés. La voiture autonome, les équipements intelligents de la ville ou de la maison. 10% du PIB européen dépend des systèmes de navigation satellitaire, ce sera 30% dans 15 ans.
Galileo sera plus performant que le GPS américain ?
Il sera 10 fois plus précis que le GPS, au mètre près ! L'information la plus fine, au centimètre près, sera aussi fournie par Galileo à ceux qui sont prêts à payer pour ce service. Autre avantage technologique par rapport aux concurrents, sa vitesse de transmission des données : l'appel de détresse lancé en mer ou en montage sera reçu quasiment en temps réel, il met aujourd'hui 3 heures pour apparaitre via le GPS, avec Galileo il faudra 10 minutes seulement pour alerter les équipes de sauvetage.
Mais pour le moment le système est loin de fonctionner à plein régime. La constellation finale comporte 30 satellites pour couvrir toute la planète, seulement une quinzaine sont en orbite, par ailleurs, un seul modèle espagnol de smartphone permet aujourd'hui d'utiliser Galileo. La commission devra faire preuve d'inventivité réglementaire pour rendre incontournable le raccordement au système européen de tous les objets connectés de notre quotidien.
Galileo a coûté trois fois plus que prévu
L'addition finale est estimée à 13 milliards d'euros. Un surcoût qui n'a rien d'étonnant pour un projet de cette ampleur selon les experts. Elle sera supportée par les contribuables européens, mais ils seront aussi les premiers bénéficiaires de ce système ultra performant de navigation satellitaire. Et puis l'argent public a fait travailler des entreprises européennes. La France, l'un des pays qui a le plus défendu le projet a obtenu 20% du montant global des offres.
L'industrie allemande apparait aujourd'hui comme la grande gagnante. C'est une société allemande qui a construit les satellites et qui devrait obtenir les contrats suivants et c'est un consortium italo-allemand qui a signé aujourd’hui même le contrat de gestion des infrastructures spatiales et terrestres, à la barbe d'Airbus, et d’Eutelsat, un consortium d'entreprises européennes dont le Français Thales Alenia Space.
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