Burkina: un plan pour désenclaver les quartiers périphériques de Ouagadougou
Burkina: un plan pour désenclaver les quartiers périphériques de Ouagadougou
Vue générale de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou.REUTERS/Joe Penney/Files
La semaine dernière, à Paris, près de 13 milliards d'euros étaient promis au Burkina Faso pour le financement de son Plan de développement 2016-2020. Parmi ces soutiens, celui de l'Agence française de développement. L'institution a signé une convention sur la deuxième phase du projet de développement durable de la ville de Ouagadougou (PDDO 2), pour un montant de 80 millions d’euros, soit 52 milliards de FCFA. La première phase a permis la construction de nouvelles routes et de nombreux équipements de proximité, ainsi que le renforcement du rôle de la municipalité dans la planification, la programmation et la gestion urbaine.
Près du tiers de la population de Ouagadougou vit dans les quartiers périphériques. Cette population occupe 40% du territoire communal. C'est pour leur faciliter l'accès au centre-ville que la commune et ses partenaires ont mis en place le projet de désenclavement des quartiers périphériques.
Valentin Bayiri est le conseiller technique du maire central de Ouagadougou : « A travers ce projet, nous avons pu réaliser plus de 30 km de voieries. Cela a permis de bitumer près de 17 km de voies et d’en construire 12 de plus. Nous avons également réalisé des ouvrages qui ont permis le désenclavement de quartiers inaccessibles ».
Serge Rodrigue Ouedraogo et ses hommes préparent le matériel pour la construction des latrines dans les ménages situés dans les quartiers à habitats spontanés, communément appelés « quartiers non lotis ». Ces latrines sont financées par le projet de désenclavement des quartiers périphériques. « Il y a une subvention qui prend en charge entre 86 à 90 % la construction des toilettes. Nous avons construits près de 3900 cabinets de toilettes. Avant l’arrivée de notre projet, il y avait des sites où toute la population d’un quartier se rendaient ».
A quelques pas du magasin de matériels, sont situés des guichets. C'est ici que chaque mois, Yacouba Guira, comme les autres habitants du quartier viennent payer leur facture d'eau. Avec une contribution d'environ 30 000 Francs CFA, environ 45 euros, chaque foyer dispose de l'eau courante. La gestion de ce réseau dédié aux quartiers périphériques est déléguée au bureau d'études des recherches appliquées. Marcellin Ouedraogo en est le chef d'exploitation : « La délégation fonctionne grâce à un réseau de 29 kilomètres, 323 bornes-fontaines et plus de 6000 branchements privés ».
Cela fait quelques années que l'eau coule du robinet de la famille Guira. Avant la construction du réseau d'eau potable, les habitants du quartier parcouraient environ 4 kilomètres pour s'approvisionner. Yacouba Guira : « Avant c’était un calvaire, les enfants étaient obligés d’aller en ville pour s’approvisionner en eau. On avait des problèmes en pleine nuit et cela perturbait la scolarité des enfants ».
Suite au succès enregistré avec ce projet, les partenaires techniques et financiers entendent apporter une nouvelle aide financière d'environ 80 millions d'euros à la commune de Ouagadougou en vue de transformer certains quartiers en centre-ville secondaire.
Serge Rodrigue Ouedraogo et ses hommes préparent le matériel pour la construction des latrines dans les ménages situés dans les quartiers à habitats spontanés, communément appelés « quartiers non lotis ». Ces latrines sont financées par le projet de désenclavement des quartiers périphériques. « Il y a une subvention qui prend en charge entre 86 à 90 % la construction des toilettes. Nous avons construits près de 3900 cabinets de toilettes. Avant l’arrivée de notre projet, il y avait des sites où toute la population d’un quartier se rendaient ».
A quelques pas du magasin de matériels, sont situés des guichets. C'est ici que chaque mois, Yacouba Guira, comme les autres habitants du quartier viennent payer leur facture d'eau. Avec une contribution d'environ 30 000 Francs CFA, environ 45 euros, chaque foyer dispose de l'eau courante. La gestion de ce réseau dédié aux quartiers périphériques est déléguée au bureau d'études des recherches appliquées. Marcellin Ouedraogo en est le chef d'exploitation : « La délégation fonctionne grâce à un réseau de 29 kilomètres, 323 bornes-fontaines et plus de 6000 branchements privés ».
Cela fait quelques années que l'eau coule du robinet de la famille Guira. Avant la construction du réseau d'eau potable, les habitants du quartier parcouraient environ 4 kilomètres pour s'approvisionner. Yacouba Guira : « Avant c’était un calvaire, les enfants étaient obligés d’aller en ville pour s’approvisionner en eau. On avait des problèmes en pleine nuit et cela perturbait la scolarité des enfants ».
Suite au succès enregistré avec ce projet, les partenaires techniques et financiers entendent apporter une nouvelle aide financière d'environ 80 millions d'euros à la commune de Ouagadougou en vue de transformer certains quartiers en centre-ville secondaire.
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