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Après la chute de Matteo Renzi, quel avenir politique pour l'Italie?

Après la chute de Matteo Renzi, quel avenir politique pour l'Italie?

mediaLe chef du gouvernement italien Matteo Renzi annonce sa démission, le dimanche 4 décembre 2016 à Rome.Andreas SOLARO / AFP
« J'ai perdu, mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là. » Matteo Renzi a annoncé sa démission de la présidence du Conseil italien, dimanche 4 décembre 2016, alors que les résultats du référendum prenaient forme. Rejet franc et massif de la réforme constitutionnelle qu'il portait : près de 60 % des votants ont dit « non » à ce texte, qui prévoyait la réduction des pouvoirs du Sénat et la limitation des prérogatives des régions. Matteo Renzi avait lié ce vote à son sort personnel. Ça lui a coûté sa place. Et maintenant ?
Les efforts de Matteo Renzi n’auront pas été suffisants. Sa réforme constitutionnelle, censée moderniser les institutions italiennes, a explosé en vol. Résultat : le jeune chef du gouvernement, âgé de 41 ans, est invité à rentrer chez lui, un peu plus de 1 000 jours après son arrivée au pouvoir, à la fin du mois de février 2014.
« Le non a gagné de manière extraordinairement nette. Je présente toutes mes félicitations aux leaders du camp du " non " et mes souhaits de bon travail dans l’intérêt de l’Italie et des Italiens. J’assume toutes les responsabilités de cet échec. J’ai perdu, je le dis haut et fort, même si j’ai la gorge nouée. Mon gouvernement s’arrête là. »
Matteo Renzi a certainement eu tort de lier son destin personnel au scrutin du dimanche, explique notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. Il en a fait son cheval de bataille, agissant seul contre tous, se surexposant médiatiquement. Et au bout du compte, ce référendum a été l’occasion, pour 59,1 % des votants, de rejeter à la fois sa réforme constitutionnelle, et l’homme qui la portait.

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