A la Une: la énième mort de Mokhtar Belmokhtar
A la Une: la énième mort de Mokhtar Belmokhtar
© AFP/Pius Utomi Ekpei
La presse du continent reste prudente et elle a bien raison avec cette énième mort annoncée du jihadiste algérien. De nombreux sites d’information maliens et algériens reprennent l’information avec les précautions d’usage.
Ainsi, écrit le site TSA, Tout sur l’Algérie, « Mokhtar Belmokhtar a été visé par une frappe française dans le sud de la Libye et est probablement mort, a indiqué lundi un responsable américain,confirmant les informations précédentes du Wall Street Journal. Mokhtar Belmokhtar, l’un des terroristes les plus recherchés par les services de renseignements algériens et étrangers, aurait été tué mi-novembre au sud de la Libye par une frappe française sur la base de renseignements américains, selon le Wall Street journal et repris par d’autres médias. Ni Paris, ni Washington, encore moins Alger n’ont confirmé ou infirmé l’information pour l’heure. »
« L’information est à prendre avec des pincettes, renchérit Jeune Afrique, tant l’homme a échappé à une mort maintes fois annoncée. […] Mister Marlboro – un de ses nombreux surnoms – semble avoir la peau dure, et ce n’est pas la première fois que les forces occidentales déployées dans la région croient l’avoir tué. »
Jeune Afrique qui précise que « selon, cette fois, une source sécuritaire libyenne, un raid aérien de forces étrangères a effectivement été mené, mais au sud de Tripoli et non au sud du pays,comme l’indique le Wall Street Journal. Sans toutefois préciser s’il était mené par l’aviation française et s’il visait bien Mokhtar Belmokhtar. “Les frappes ont visé des voitures de groupes islamiques dans la région de Bani Walid”, indique cette source. À noter tout de même que cette région, située dans le Nord du pays, est connue pour être le fief de Mokhtar Belmokhtar. »
Entre les mailles du filet…
« Mokhtar Belmokhtar va-t-il une nouvelle fois échapper à sa mort annoncée ? », s’interroge le site d’information Slate Afrique. Slate Afrique qui rappelle que jihadiste algérien a été donné pour mort à plusieurs reprises. Notamment par « les autorités libyennes qui avaient annoncé son décès le 14 juin 2015 dans un communiqué. Le Pentagone s’était montré beaucoup plus prudent. » En effet, « dans un tel cas, précise Slate Afrique, l’armée américaine attend en fait les résultats de l’autopsie des corps avant de se prononcer sur le sort de la cible. En 2013, c’est l’armée tchadienne qui avait crié victoire trop tôt en annonçant la mort prématurée de celui qui avait organisé l’attaque sanglante du complexe gazier algérien d’In Amenas, dans laquelle 37 otages avaient trouvé la mort. Dans un raid lancé contre une base islamiste, les soldats tchadiens, appuyés par l’armée française, avaient tué Abou Zeid, un autre leader d’Aqmi, mais le corps de Mokhtar Belmokhtar n’avait jamais été officiellement identifié. »
Du coup, cette nouvelle annonce du décès du terroriste inspire ce titre un brin moqueur au quotidien burkinabé L’Observateur Paalga : « Belmokhtar est encore mort. » Et le quotidien ouagalais de préciser : « le conditionnel et le “probablement” utilisés par la source américaine, en disent suffisamment long sur le degré de fiabilité de cette information qu’il faut donc prendre avec circonspection. Parce qu’il s’illustre depuis de longues années dans des attentats meurtriers, des prises d’otages et des trafics de toutes sortes, on n’aurait certainement pas versé la moindre larme sur la tombe de Belmokhtar, mais il faut se garder de se réjouir trop tôt, car ce n’est pas la première fois que le patron d’Al-Mouratbitoune est donné pour mort. […] Le natif de Ghardaïa, ancien du GIA, le Groupe islamique armée et du GSPC, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, dont la tête est mise à prix 5 millions de dollars par l’Oncle Sam, est toujours parvenu à se glisser entre les mailles du filet. Jusqu’à quand ? Telle est la question. Plaise à Allah, conclut L’Observateur Paalga, que la disparition de celui qui a fondé les“signataires par le sang”, sa propre unité combattante, soit enfin la bonne. Le Sahélistan ne s’en porterait que mieux. »
Ainsi, écrit le site TSA, Tout sur l’Algérie, « Mokhtar Belmokhtar a été visé par une frappe française dans le sud de la Libye et est probablement mort, a indiqué lundi un responsable américain,confirmant les informations précédentes du Wall Street Journal. Mokhtar Belmokhtar, l’un des terroristes les plus recherchés par les services de renseignements algériens et étrangers, aurait été tué mi-novembre au sud de la Libye par une frappe française sur la base de renseignements américains, selon le Wall Street journal et repris par d’autres médias. Ni Paris, ni Washington, encore moins Alger n’ont confirmé ou infirmé l’information pour l’heure. »
« L’information est à prendre avec des pincettes, renchérit Jeune Afrique, tant l’homme a échappé à une mort maintes fois annoncée. […] Mister Marlboro – un de ses nombreux surnoms – semble avoir la peau dure, et ce n’est pas la première fois que les forces occidentales déployées dans la région croient l’avoir tué. »
Jeune Afrique qui précise que « selon, cette fois, une source sécuritaire libyenne, un raid aérien de forces étrangères a effectivement été mené, mais au sud de Tripoli et non au sud du pays,comme l’indique le Wall Street Journal. Sans toutefois préciser s’il était mené par l’aviation française et s’il visait bien Mokhtar Belmokhtar. “Les frappes ont visé des voitures de groupes islamiques dans la région de Bani Walid”, indique cette source. À noter tout de même que cette région, située dans le Nord du pays, est connue pour être le fief de Mokhtar Belmokhtar. »
Entre les mailles du filet…
« Mokhtar Belmokhtar va-t-il une nouvelle fois échapper à sa mort annoncée ? », s’interroge le site d’information Slate Afrique. Slate Afrique qui rappelle que jihadiste algérien a été donné pour mort à plusieurs reprises. Notamment par « les autorités libyennes qui avaient annoncé son décès le 14 juin 2015 dans un communiqué. Le Pentagone s’était montré beaucoup plus prudent. » En effet, « dans un tel cas, précise Slate Afrique, l’armée américaine attend en fait les résultats de l’autopsie des corps avant de se prononcer sur le sort de la cible. En 2013, c’est l’armée tchadienne qui avait crié victoire trop tôt en annonçant la mort prématurée de celui qui avait organisé l’attaque sanglante du complexe gazier algérien d’In Amenas, dans laquelle 37 otages avaient trouvé la mort. Dans un raid lancé contre une base islamiste, les soldats tchadiens, appuyés par l’armée française, avaient tué Abou Zeid, un autre leader d’Aqmi, mais le corps de Mokhtar Belmokhtar n’avait jamais été officiellement identifié. »
Du coup, cette nouvelle annonce du décès du terroriste inspire ce titre un brin moqueur au quotidien burkinabé L’Observateur Paalga : « Belmokhtar est encore mort. » Et le quotidien ouagalais de préciser : « le conditionnel et le “probablement” utilisés par la source américaine, en disent suffisamment long sur le degré de fiabilité de cette information qu’il faut donc prendre avec circonspection. Parce qu’il s’illustre depuis de longues années dans des attentats meurtriers, des prises d’otages et des trafics de toutes sortes, on n’aurait certainement pas versé la moindre larme sur la tombe de Belmokhtar, mais il faut se garder de se réjouir trop tôt, car ce n’est pas la première fois que le patron d’Al-Mouratbitoune est donné pour mort. […] Le natif de Ghardaïa, ancien du GIA, le Groupe islamique armée et du GSPC, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, dont la tête est mise à prix 5 millions de dollars par l’Oncle Sam, est toujours parvenu à se glisser entre les mailles du filet. Jusqu’à quand ? Telle est la question. Plaise à Allah, conclut L’Observateur Paalga, que la disparition de celui qui a fondé les“signataires par le sang”, sa propre unité combattante, soit enfin la bonne. Le Sahélistan ne s’en porterait que mieux. »
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